SOPHIE THIBAUDAT Dessins et Créations

FLEURS 2020

DESSINS 2020

DESSINS DÉBUT 2020

GRAVURES

PERSONNAGES BUCOLIQUES

CARRÉS 20x20

CARRÉS SÉRIE 1

CARRÉS SÉRIE 2

COULEURS SÉRIE 1

COULEURS SÉRIE 2

DESSIN SANS TITRE

DESSIN EN VRAC

TEXTES

Portrait du trait
(sur une gravure de Sophie Thibaudat)
— Affirmé ou fin, souple et doux, le trait flirte avec la volupté de l'arrondi. Des contours du corps aux tracés du fauteuil et à la découpe impeccable de la tête, sphère, la courbure, réjouie, bienfaisante, anime son calme même. Le dessin capte l'empreinte d'un frisson de l'espace où s'offre l'image d'un personnage. Le réseau des traits, délacé, engendre, comme jouent les mots en liberté, une figure du délassement. Le trait, discontinu, disparaît parfois, se fond et ne se dissout dans le fond blanc cassé du papier et se suffit de se laisser deviner : allègement du dessin qui ne veut pas ensérer, encercler, étouffer ; il se donne respiration, se met à l'aise, s'adonne au bonheur d'un repos. On songe à l'agilité aérienne et heureuse du trait matissien tout ordonné au bien-être. Et ce personnage ressemble d'ailleurs un peu à Henri Matisse dans son fauteuil ; lisant ou dessinant. Une colombe, bouffante, ne va t'elle pas venir se poser aussi sur l'épaule ou la main de cet homme ? — de cet homme prêt à s'envoler avec les ailes de son livre et de ses pensées ? Le trait tantôt affirme la présence, et tantôt s'absente : miracle d'une conjugaison harmonieuse des contraires, de l'absence et de la présence, du vide et du plein. Retour de Matisse, qui rappelle : « J'avais remarqué que dans les tableaux des Orientaux le dessin des vides laissés autour des feuilles comptait autant que le dessin même des feuilles » —

Bruno Duborgel, biographe de Soulages
2021

Certains traversent la vie en ne comptant pas les même cailloux que nous, ils posent leurs pieds sur des mousses graciles ou des quartz coupants que nos grandes prudences nous ont fait éviter. Certains ne traversent qu'à gué, mais c'est certain ceux-ci ne feront que passer, la grâce, qui nous guette, nous espère mouillés. Ces certains - les premiers - n'ont jamais "calculé", la manigance ignore où les trouver, et ils ne préméditent que l'espoir d'être en vie et d'être heureux d'aimer. Ceux-ci, ces inouïs, qui portent les mots simples comme un rien vous habille, et réduisent à quedal le creuset à pédants; ceux-ci si ça se trouve, vous n'en connaissez pas. Pour mon "malheur" et pour ma chance, depuis plus de vingt ans, j'en connais une : cette Sophie là ! a vous de voir si sa vision vous va, pour moi c'est une artiste rare, de ceux qui vont où personne n'ira.

Philippe Favier
Février 2014

Sophie donne le "la". Sophie étonne. Ses personnages bucoliques nous surprennent à chaque détour, ils sont pourvus d'une féroce gaieté. Férocité et gaieté... tout Sophie. Celle-ci croque des personnages bouillonnants de vie. Elle sait faire preuve de tendresse aussi, étonnamment... Effleurement du papier comme une caresse délicate. Respect profond de la couleur. Ses personnages bucoliques nous ressemblent dans nos plus pittoresques attitudes mais aussi les plus intimes, les plus parlantes. Le trait est sûr, précis, il déjoue les faux-semblants. On est touché. La couleur est au centre de son nouveau travail, qui ouvre à quelque chose de l'ordre de la spiritualité. On croit voir se dessiner une croix, ou est-ce un soleil ? Enchantement de l'entrelacs des couleurs. Embrassade. Embrasement. La lumière perce. Le mystère affleure. Question posée. Sophie cherche sa vérité à travers ses dessins au stylo et aux crayons de couleur. Et sa vérité nous touche, nous interpelle, fait surgir l'au-delà et l'infiniment intime. En se cherchant, elle nous trouve.


Catherine Balaÿ

Un vent d’ouragan attise les braises d’amour refroidi qui parsemaient la Terre.
Leur noir vira au violet (à cause de l’hypocrisie de leurs habitants) puis au rouge vif (à cause de leur cruauté), l’herbe palit , muette, devint mauve et implora le ciel. Des flammes s’élevèrent dans le ciel incandescent.
Le shofar retentit. Le soleil dansa couronné de feux. Ses rayons embrasés de toutes couleurs balayèrent l’espace.
Alors, l’arc en ciel de l’alliance apparut dans une pluie d’or, devint immense, recouvrit tous les temps,
et le ciel s’ouvrit.
Quand le ciel s’ouvrit, il y eu un silence.
Un duvet d’or neige
Un bruissement d’ailes légères
Un frémissement d’anges
Puis des rires cristallins d’angelots qui accourent
Et soudain, une symphonie
Si riche, si vraie, si belle
Que nul ne peut la reproduire sur terre,
Si aérienne que l’âme s’envole.
Un déploiement somptueux de couleurs, de lumières, de nuances
Creuse l’horizon vers l’infini
Et tout au fond, derrière le voile, irradiait dans une clarté retenue comme une
trinité de visages juvéniles
et l’un d’eux est le fils de l’homme.

Une sœur et une amie

CONTACT

Sophie Thibaudat Baboin

Mail : babsoph42@orange.fr

Tel : 06 32 94 74 99

Saint-Étienne


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